PREMIER CAMP DES CANTILENES
A FLOREFFE
1972
Cinquante filles et quatre garçons ont chanté cet été à Floreffe ! Et bien chanté. Demandez plutôt à ceux qui, le dernier soir, parents et amis, ont assisté au concert que nous leur avons offert: près de deux heures de musique: chant choral, danses, flûte, instruments Orff...
Peut-être aurez-vous une meilleure idée de nos activités si vous jetez un coup d'œil sur l'horaire de la journée: de 9 à 11 h 30, deux ateliers à choisir: solfège avancé ou polyphonie plus délicate avec Monique Voets, solfège débutants avec Lucette Hennebique, notre maîtresse de maison, flûte à bec avec Jean-Marie Evrard, découverte de la musique avec Pierre Voets, instruments Orff avec Marie-Claude. L'après-midi, de 13 h 30 à 16 h (goûter): danses folkloriques avec Jean-Marie et, au choix, émaux (Jacqueline), vannerie (Lucette) et photo (André). Demandez donc aux stagiaires de vous montrer ce qu'ils ont rapporté chez eux... De 17 h à 18 h 30, chant choral avec chaque instructeur et avec Suzanne qui chaque jour venait nous encourager.
Toutes les journées n'étaient pas identiques! Le samedi: après-midi d'expression corporelle (Françoise Dorzée), le dimanche: concert à Saint-Hubert: 2e symphonie de Mahler, où nous avons entendu les chœurs de la Session A Cœur Joie, lundi après-midi: promenade.
Et les veillées ? Chaque soir, différentes: jeux, jeux musicaux, expression corporelle, danses modernes (Madame Billy), instruments, l'excellente veillée des jeunes filles et, bien sûr, notre concert, pendant lequel nous avons offert aux amis le fruit de nos efforts, avec dynamisme, joie et fierté, car le travail avait été bon, dans la cordialité et l'enthousiasme.
Lucette a dirigé les canons, Suzanne, l'Alouette et la Fileuse, Monique, Grand-Père a perdu sa pipe et Toutouic et Marie-Claude Eiapopei du Songe d'une nuit d'été, de Mendelssohn, que Monique accompagnait au piano. Jean-Marie a emmené les danseurs de Bretagne en Russie, en passant par la Flandre et la Wallonie... Les percussions de Orff et les flûtes à bec se sont rejointes pour rythmer des exercices ou accompagner des chansons - je pense à V'la l'bon vent qui me semblait si joli. Les plus avancés nous ont détaillé l'Ave Maria de Kodaly, avec orgue, et l'Alphabet de Mozart, une sonate de Loeillet pour flûtes et clavecin, l'Adagio d'Albinoni, violon et orgue.
Ainsi, pendant toute la semaine, chacun a donné le meilleur de soi-même pour faire de ce camp une réussite. L'amitié a ouvert notre cœur, nous avons fait provision de musique pour attendre le deuxième camp Cantilènes. "Bonjour les Amis", nous rechantera Lucette...
Marie-Claude REMY
Dinant
CAMP CANTILENE A.C.J. A FLOREFFE (20 au 28 juillet 1972)
Ce camp s'est déroulé dans le cadre accueillant et champêtre de l'Abbaye de Floreffe. Il réunissait une soixantaine de participants venus de Bruxelles, de toute la partie francophone du pays et même du nord de la France, et dont l'âge variait entre 9 et 16 ans. Tous ces participants furent choyés et soignés par Lucette Hennebique, venue tout droit de France pour s'occuper d'eux. Que fit-on pendant ce camp ? On chanta naturellement, sous la direction de Suzanne Boonen, de Lucette, de Marie-Claude Remy et de Monique Voets. Mais il y eut également de nombreuses autres activités. Le matin, on participait à deux des ateliers suivants:
- "Lisons la musique" où Lucette apprenait à ceux qui le désiraient à lire les notes et les rythmes;
- "Découvrons la musique", qui consistait à apprendre à connaître les grands auteurs d'après des disques et des enregistrements proposés par Pierre Vœts;
- "Chantons la musique" dirigé par Monique Voets et où les participants apprenaient des chœurs de Mozart et d'autres grands compositeurs;
- "Battons la musique", un atelier où Marie-Claude initiait patiemment ses adeptes à la méthode Karl Orff;
- "Soufflons la musique" où Jean-Marie Evrard, avec sa bonne humeur et ses plaisanteries habituelles, apprenait aux flûtistes à souffler dans leurs "tuyaux à gaz" (à traduire dans le langage courant par flûte à bec).
L'après-midi était meublé par des ateliers dits de loisirs, c'est-à-dire:
- au choix émaux, vannerie ou photographie;
- initiation à la danse folklorique;
- chant choral.
Les soirées étaient occupées par des veillées surprises. Il y en eut notamment une consacrée à la danse et une autre à la découverte de la musique où Jean-Marie nous montra un échantillon d'instruments folkloriques en expliquant leur maniement et leur utilisation. Il y eut aussi deux autres surprises fort appréciées: une initiation à l'expression corporelle, où les timides et les renfermés purent se libérer de tout complexe et une après-midi, celle du dimanche, où des cars de la Province nous emmenèrent jusqu'à St-Hubert pour que nous assistions au grand concert donné par les choristes A.C.J. et par l'orchestre de la R.T.B.
Ce camp se termina également par un concert où tous les participants présentèrent à leurs parents un échantillon de ce qu'ils avaient appris et l'atelier Orff, en faisant intervenir les parents dans leurs exercices, leur prouvèrent de la sorte que ce n'était pas si facile.
Ce camp était le premier consacré aux cantilènes mais ses participants espèrent tous qu'il ne sera pas le dernier.
Gisèle MARECHAL - Une Jacqminette.