Viens t'en - Revue des chorales A Cœur Joie Belgique
n°32 - décembre 1972

Les relations publiques
dans le cadre des chorales

 

La fortune est aux audacieux... elle leur rit... et leur sourit.

Cette entrée en matière va me permettre d'aborder un problème qui, je crois, est commun à toutes les chorales : c'est celui de sa présence dans la cité et dans la société et les conséquences qui en découlent... dont une des moins négligeables est certainement la caisse de chorale... et personne ne me contredira.

Une chorale et ceux qui la dirigent administrativement et musicalement méritent son rayonnement, méritent sa qualité, méritent son style, méritent son crédit et finalement méritent sa caisse...

Chaque chorale s'inscrit dans un mouvement... le mouvement A Cœur Joie, mais s'inscrit aussi dans un cadre social, dans une cité, dans un milieu où il y a à demander, à recevoir et à donner.

La chorale doit signifier... rayonner, presque imposer... sa présence par les contacts qu'elle aura avec les autorités municipales, avec les responsables des activités de jeunes et des activités culturelles, avec les responsables d'enseignement et d'éducation de tous genres.

La chorale se fera connaître par des activités publiques... qu'elle acceptera ou qu'elle offrira et une sorte de dialogue aussi profitable de part et d'autre s'établira entre la chorale et le cadre dans lequel elle s'insère... La présence vivante de la chorale dans la cité, les contacts permanents qu'elle aura, lui apporteront non seulement de l'argent dans la caisse, mais lui feront proposer des activités intéressantes et lui assureront un recrutement certain et régulier.

Cela demande de la part de la chorale une organisation interne très structurée et un partage des responsabilités bien réparti. Cela lui demande une écoute permanente à la vie et aux activités du milieu ambiant. Cela lui demande également une disponibilité souriante et partiellement désintéressée aux prestations qu'elle acceptera ou qu'elle offrira en certaines circonstances et qui la rendront plus familière, plus connue et plus attachante. Cela lui demandera aussi un effort de publicité très important pour son prestige et son nom, par laquelle elle mettra au courant régulièrement, fidèlement... presque obstinément de ses activités dans le milieu ambiant, mais un très large rayon et aussi les autorités communales, provinciales, nationales, sûre de rencontrer à un moment donné, celui ou celle qui accrochera, s'intéressera et ouvrira de nouveaux horizons et de nouvelles possibilités dans lesquels la chorale se lancera avec la même organisation pour de nouvelles perspectives.

Les moyens de publicité sont multiples... Je mets au premier plan les contacts personnels. C'est certainement le moyen le plus efficace, le plus rentable et le plus sympathique... le plus délicat aussi car il demande du doigté et surtout du style... et du poids et la distinction qui convient pour représenter un mouvement dont la plus grande valeur et la raison d'être sociale et capitale est la recherche et l'exigence de la qualité sous toutes ses formes.

En un mot, que chaque chorale soit représentative d'un mouvement A Cœur Joie non seulement chantant mais vivant... et si la musique reste l'activité la plus importante de notre mouvement, elle chantera difficilement si une solide organisation administrative n'est pas là pour assurer son recrutement, sa publicité et la santé de sa caisse...

Je m'en voudrais de ne pas vous rappeler que pour être représentatif, il convient d'être représentatif de quelque chose... Nous devons être exigeants vis-à-vis de nous mêmes, et cette exigence parle de musique, qualité, amitié, style... Il est évident que ces exigences demeurent la première étape d'une chorale en marche... et que tout au long de son histoire publique, la chorale devra maintenir les qualités principales dont elle pourra parler... et dont on pourra parler.

Suzanne BOONEN-MOREAU