« Viens t'en » n° 7 - octobre 1964

La belle histoire du
negro-spiritual

La belle HISTOIRE du negro-spiritual commence au début du dix-septième siècle et vraisemblablement en 1619, à Jamestown, où débarquent les 14 premiers africains sur la terre des États-Unis. Puis l'année suivante, les pèlerins de la " Mayflower " abordent la côte du Massachusetts, apportant avec eux l'instrument de leur foi: un livre de psaumes arrangés par le Révérend Henry Ainsworth. Quelques années plus tard les puritains anglais introduisent à leur tour les psaumes calvinistes. En Louisiane, où la religion des colons français était le catholicisme romain c'est le chant grégorien qui donne le ton.

Au début de son exil, le noir s'attache, par une sorte de nostalgie à ressusciter les mœurs de sa terre ancestrale. Mais bientôt, il s'empare avec enthousiasme du christianisme, cette religion qui lui donne l'espoir qu'un autre monde meilleur lui sera bientôt offert. Et cet idéal donne naissance à cette suite de chants exaltant la patience, l'amour, la foi, l'espoir.

Dans les premières éditions du premier livre de psaumes, le "Bay Psalm book" parues en 1640, ne figure aucune musique. C'est dire qu'esclaves noirs et colons chantent sur des airs et rythmes qui leur semblent les plus appropriés. Le negro-spiritual, forme musicale forte et originale, est né.

Sa FORME rappellera exactement la structure des chants collectifs africains: une alternance régulière d'un verset chanté en solo et d'un autre verset, toujours le même, repris par le chœur.

Les premiers exilés africains chantent, pour rythmer le travail collectif, de très simples mélopées semblables à celles de leurs ancêtres. Mais, forcés par les circonstances, ils oublient peu à peu leur idiome primitif pour adopter la LANGUE de leurs maîtres: l'anglais. Leur voix particulière va pétrir et modeler cette langue en lui donnant une consonance très spéciale. Ils avalent instinctivement certaines voyelles pour reproduire dans les mots qu'ils emploient un déhanchement verbal, une désarticulation continuelle. Ainsi, plutôt que de prononcer " Haven " (le ciel) en deux syllabes d'égale durée, disent-ils " heb'n ", ce qui communique au mot une allure curieusement syncopée, la première syllabe étant brève et accentuée, la seconde longue et véritablement bourdonnée. Cet escamotage des syllabes les plus faibles a aussi pour effet de mettre fortement en relief les accents essentiels des phrases et donne à celles-ci un rythme balancé qu'elles ne possédaient pas originellement.

Chants issus de la nostalgie et conçus dans un esprit d'humilité et d'élévation religieuse, le TEXTE des negro-spirituals célèbre sous le couvert d'histoires bibliques, le malheur de l'esclavage et le désir d'un monde meilleur. Le negro-spiritual exprime la philosophie simpliste du noir, patient dans ce monde parce que la vie future sera triomphale alors que le "gospel song" est un chant évangélique rapportant à sa manière les épisodes bibliques et le "blues" dans sa forme vocale, qui est la forme primitive, une complainte de caractère profane.

Le secret même de ce qui constitue l'accent particulier du negro-spiritual, comme du gospel, du blues et du jazz réside dans le RYTHME, sur le balancement des phrases et la place des accents essentiels de celles-ci.

En effet, en anglais, les accents tombent en général sur l'avant-dernière syllabe des mots alors que prononcée comme le ferait un noir la phrase acquiert soudain une valeur rythmique et même mélodique insoupçonnée.

A titre d'exemple, le texte

" I am go-ing to get so-me-thing "
prononcée par un noir, devient
"A'h'm gon-na get sump'n".


On trouve alors sans peine les éléments essentiels de la musique de jazz, d'une part, le "swing" balancement particulier provoqué ici par l'accentuation exagérée de certaines syllabes au détriment d'autres à moitié avalées; d'autre part, la syncope qui éclate dans la brisure du "something " en "sump'n".

Il y a tout lieu de croire que la généralisation de l'emploi de la syncope, celle-ci n'est pas caractéristique de la seule musique africaine, a été favorisée par l'application d'habitudes linguistiques de l'Ouest africain à la prononciation de langues européennes.

Virgil Tomson, compositeur américain, disait dans un interview à la R.T.F.: "Le rythme, dans la musique américaine, n'est pas un battement mais une unité, avec les accents toniques complètement déplaçables. La musique, chez nous, ne comporte pas de temps forts. Ceci s'applique à toutes les musiques des État-Unis, musiques savantes, musiques populaires".

L'évolution fait du noir américain un personnage bien différent du noir africain, à tel point qu'on peut parler d'un renversement du caractère affectif et de ses manifestations.

L'esprit de l'EXPRESSION africaine est en effet dans son ensemble, discipliné, sophistiqué, laconique et fataliste. Le tempérament affectif du noir américain est exactement l'inverse: naïveté, sentimentalité, exubérance, don d'improvisation.
Ceci explique l'origine musicale des negro-spirituals et leur date de composition car ils ne sont guère antérieurs à 1.800 soit trois quarts de siècles après l'arrivée massive des noirs sur la terre américaine. Et cette période est l'époque des camps où les prédicateurs itinérants provoquent des réunions massives et des conversions en grand nombre. Le dessin mélodique de la plupart des negro-spirituals est ainsi issus des cantiques méthodistes que les noirs ont appris. Ne sachant pas lire, c'est par l'oreille qu'ils retiennent les séquences mélodiques que le pasteur leur fait répéter. Ces musiques reprises par les noirs ne tardent pas à se modifier rythmiquement et harmoniquement jusqu'à donner naissance à un genre qui allie la majesté du cantique à la chaleur du rythme africain: le negro-spiritual.

On a dénombré près de 500 negro-spirituals authentiques c'est-à-dire conçus avant la période de la guerre civile mais il est probable que bien peu nous soient parvenus dans leurs nuances originelles.

Il est donc, en résumé, manifeste qu'une forme musicale entièrement nouvelle se rencontre dans ces chants aussi éloignés des thèmes primitifs que des cantiques qui les ont inspirés et que l'élément folklorique qu'ils représentent est de très loin, le plus original et le plus riche. Ils vont avoir une influence sur l'évolution de la musique américaine dans sa tendance à se différencier de la musique européenne à travers l'une de ses expressions les plus caractéristiques : le jazz.

 

Paul Sartiaux
in "Viens t'en" n° 8 & 9 - ACJ Belgique - janvier & mai 1965


Ambassades en Belgique
Lucien Jean-Baptiste

 

De la littérature épique aux vastes instances internationales contemporaines, la culture et la civilisation tendent à rendre les grandes épopées familières à l'esprit cependant que notre Mouvement ne donne pas les moindre signe d'accoutumance blasée sur ce chapitre. La joie renouvelée de partager une semaine totalement A Cœur Joie avec nos amis Belges nous fut en effet récemment accordée à dater du jour de fête de Sainte-Cécile, suivant un périple dont nous sommes heureux de relater non pas tant l'étendue kilométrique que la signification et la portée qualitative.

Un échange initial avec Georges David, Suzanne et Ferdi Boonen ayant permis, dès notre arrivée, de cerner les limites actuelles de l'action chorale en territoire belge - avec ses valeurs et ses difficultés - notre chevauchée fut amorcée dans le multiple dessein, précis et sincère de présenter à chacun des chefs et responsables rencontrés les compliment de César Geoffray, d'apporter aux chorales les hommages de la France A Cœur Joie, de recueillir enfin avec bienveillance tous les échos - sonores, humains ou administratifs, - émanant des diverses activités locales comme des entreprises nationales de la Belgique.

Nantis de ces dispositions courtoises et cordialement attentives, nous partions donc vers ce tourbillon de rencontres, de la musique et de la bonne humeur plein notre sac.

Premiers visages: le Champeau. Là - Manu Poiré exceptionnellement retenu à quelque distance - on s'affaire, on chante, soucieux de maintenir, sous la pulsation éclairée d'André Imbrecht, le bon tonus d'une chorale sans son maître. Se joignent ensuite au concert des voix et des sourires les timbres frais de quelques cantilènes de la Farandole, soigneusement conduits par Marthe Mikolajack. C'est aussi l'occasion de s'émerveiller de l'installation luxueuse de la Maison de la Culture de Namur, avant de rendre visite à la jeune formation des Cantilènes de Beez dont Charles Thiry forge l'habileté avec une ardeur et un enthousiasme explosifs.

Les préoccupations qui suivent - pour la veillée du samedi et de la journée du dimanche - sont toutes d'ordre pédagogique puisque nous participons au week-end de formation, lequel réunit quarante stagiaires à la Maison des Jeunes. Après un repas détendu, gai et ponctué de chansons, le groupe supporte la copieuse friandise d'un concentré de gestique précédant la dégustation, après quelques jeux, du PsalmKonzert de Zimmermann, œuvre dont on reparlera en juillet prochain à la session de Saint-Hubert. Soumis résolument au tempo d'une digestion mentale accélérée, les stagiaires découvrent également d'autres techniques: solfèges, apprentissage, avant de se délecter d'une abondante pâture chorale. Dans tout ce travail en profondeur, Manu Poiré, Marie-Claude Remy et Pierre Richelle font autorité avec une compétence, une application et un dévouement proprement admirables...

Point n'est besoin de bruit, d'éloquence, de tapage et de présomption pour se faire aimer. C'est ainsi que, vivant dans cette quiétude épanouie et cette paix secrète de l'âme particulières aux grands cœurs, œuvrant cependant avec conviction pour répondre à l'appel de quelque fin profonde et noble, Manu et Jacqueline Poiré nous réservaient le meilleur de leur affection. A leur propos se vérifie une fois encore cette humaine condition, étrange et troublante, qui fait des mots une faible ressource lorsqu'il s'agit d'exprimer notre reconnaissance. Aussi portons-nous simplement un regard dans leur direction et, d'un geste de la main, leur tendons-nous notre amitié.

 

Quel beau nom que celui de Cantecroy ! Sonore, ramassé, allègre, ardent, en un mot: musical, ou mieux encore: polyphonique ! Au point que le temps est venu: où, des quatre points cardinaux de notre univers A Cœur Joie, nul ne peut - et ne doit ! - penser au nom d'Anvers sans y associer spontanément le riche vocable Cantecroy. Mais, bien entendu, pour chacun aussi, cela revient d'abord à évoquer le visage aimable, la direction délicate et sûre de celle qui porte en ses mains habilement musiciennes la destinée de la chorale: Hermine. Notre soirée fut si heureuse, positive, qui se déroula comme l'annonce d'une ère nouvelle, d'un souffle réchauffant pour Cantecroy, que nous-ne voulons pas manquer de dire à tous, choristes, Alain Babinet, Hermine, notre sympathie et notre grande joie ! Continuez de chanter, afin qu'un peu plus chaque jour Cantecroy vive avec A Cœur Joie !

Manquer un train n'est rien. En manquer deux est plus ennuyeux. Ce qui se produisit. Ainsi notre rendez-vous suivant, bruxellois celui-là, s'annonçait-il sous le signe d'une légère fatigue. Pourtant, reprendre ses esprits et concentrer sa pensée devenait nécessaire au moment de faire connaissance avec Léon Busselin, directeur de la Villanelle. Bâti pour conquérir, ajoutant à sa stature la vivacité du geste et l'affirmation autoritaire d'une cause qu'il entend défendre avec âpreté, Léon Brusselin se présente à vous comme un interlocuteur de taille. Cette confrontation autour d'une spécialité italienne permit en fait une ventilation d'idées multiples, réciproquement édifiantes.

Après ce pugilat verbal, Namur de nouveau nous proposait son hospitalité confiante et quelques réjouissances parmi lesquelles notre passage près de la Cantilène" Les Cigales " ne fut pas des moindres. Marie-Thérèse Theis trouve prétexte à animer de façon très musicale une belle poignée d'adolescentes visiblement ravies.

Succéda à ce charmant babillage un échange musical autour d'un piano avec Marie-Claude Remy sur les saveurs polytonales efficacement soutenues par celles de la bière des trappistes ! Le tout pour préluder à l'enregistrement de deux interviews aux studios de Radio-Namur, dans le cadre des excellentes émissions A Cœur Joie hebdomadaires de Georges David. Il y fut question principalement des relations internationales et de nos festivals ardennais et provençaux de Saint-Hubert et de Vaison la Romaine.

Cédant à la satisfaction d'un travail bien fait, solide, abondant et fructueux, nous nous retrouvions avec un bonheur extrême en cette "Tannière" au goût exquis que Suzanne et Ferdi ont meublé d'une âme paisible et fervente. Tout ici respire la saine joie de vivre et vous accueille pour vous retenir, vous adopter, vous dire secrètement : « reste encore un peu... » Bref, nous étions sept lurons autour d'une fondue... attachante.

Après une matinée qualifiée « de grâce », nous abandonnions une fois encore ce havre qu'est Namur tranquillement plantée au confluent de Sambre et Meuse, pour la Capitale. Visite-éclair de l'église Notre-Dame du Sablon, en début d'après-midi, puis contact riche de sympathie avec Jacques Stehman, personnalité musicale belge éminente. D'un abord simple, ce grand musicien capable d'une activité débordante, compositeur, professeur, critique à la Radio, et Président des Jeunesses Musicales, offre l'aspect d'un caractère foncièrement bon et calme, propre de ceux qui ont compris qu'on ne peut servir parfaitement la musique sans être d'abord généreux. Charles Hens nous fut également présenté, dont chacun connaît la renommée d'organiste et de compositeur. Puis Marie-Claude nous fit le régal de quelques trésors polyphoniques de Philippe de Monte à la Bibliothèque du Conservatoire Royal, noble bâtisse, remarquable foyer dans le concert européen.

Bruxelles détient un certain nombre de lieux très accueillants... Après un coup d'œil jeté chez quelques antiquaires, le "Roi d'Espagne", vaste brasserie de la magnifique Grand'Place, nous offrit pour quelques minutes son cadre chaudement obscur. Évidement, à deuxpas de là, l'étrange petit personnage cruellement atteint d'énurésie chronique ne nous fut point épargné !... Tout ceci préparait à souhait une veillée très réussie.

Imaginez, suite à un repas pris en commun avec les chefs bruxellois, une salle de répétitions somptueuse où attendent, impatients et émus, les choristes des quatre chorales de la ville ! Une vraie fête. Franz Castin, élancé, sensible, Paulette Germain, gracieuse et discrète, Raymond Chardome, actif et délicat lui aussi, Paul Moors enfin en qui nous dévoilons un tempérament confirmé, font jaillir tour à tour d'agréables musiques. Nous chantons ensuite, ex abrupto de nombreuses pages. La joie est forte. On s'adresse mutuellement quelques messages fraternels et la veillée s'achève. Le cœur gonflé chacun se lève, tous clament la Marseillaise.

Mais, de Bruxelles, on remporte aussi une présence vigoureuse et souriante: celle de Martine Claessens. Nouvellement promue au rang des animatrices du mouvement, elle répand alentour avec bonheur sa saine joie de vivre.

Encore quelques kilomètres et voici Charleroi. Charleroi réfléchit. Beaucoup. Cette nouvelle journée sera donc celle de la conscience. Les conversations succèdent aux conversations. Avec Claude et Chantal Gilliaux d'abord, pendant six heures qui n'en paraissent que moitié. Avec Michel Paunet ensuite, non sans avoir prêté, au passage, une oreille aux balbutiements de quelques guitaristes du récent groupe instrumental de la Villanelle. Aussi avec André Dumont, à l'humeur égale, pondérée, au raisonnement intelligent, cordial et dynamique, sans artifice, tenant bien en main la barre d'un navire qu'il mène à bon port. Autour d'un impressionnant tapis vert enfin, avec tous les chefs et responsables des chorales de Charleroi, venus pour s'informer, posant mille questions de tous ordres. Interrogatoire utile, minutieux, objectif et satisfaisant.

Fait touchant: l'accueil, de toutes parts nous fut attentionné, discret, sincère. Et il nous fut très agréable, entre deux vivantes discussions, de passer quelques heures de rafraîchissante sympathie ménagées par Michel Paunet et son épouse.

Aux cheminées laborieuses et grises de Charleroi succèdent les espaces aérés de Nivelles, cité heureuse, Le chant choral y fait un sérieux bond en avant, grâce à Pierre Debiesme qui ranime le tison de la chorale Jean de Nivelles, grâce surtout à Pierre Lhoir. En effet, l'étonnement d'entendre chanter de façon si captivante La Chanterelle céda vite le pas à un réel plaisir. Immense, ascétique, Pierre Lhoir communique à ces jeunes garçons la vitalité et la joie qui l'habitent. De quoi vous remettre de toute lassitude avant d'affronter la dernière étape de cette tournée plénipotentiaire !

Dernière rencontre, certes, mais laquelle ! Combien forte, impressionnante, inoubliable ! Tant de relations rapprochées se devaient bien, il est vrai, de comporter quelque circonstance extraordinaire, plus marquante que tout autre. Ce fut sans conteste notre ultime soirée.

Témoignage d'une communion généreuse et d'une affection indicible, musicalité délicate et d'un goût raffiné, envergure d'esprit, d'âme et de voix, telles sont les valeurs dont La Marlagne, avec simplicité, nous a offert le visage radieux. Dépassant l'agrément, chaque chant y devient œuvre d'art, ciselée avec pureté par la conduite éloquente, intense, aimable et féconde de Georges David. A son propos, il convient de ne plus parler de direction mais véritablement de maîtrise tant le geste à la fois précis, élégant et sobre porte la musique avec noblesse et vigilance, tant la méditation ou la véhémence prennent de relief expressif. Mais par-dessus tout ces deux heures, au travers d 'harmonies ravissantes et d'émouvantes paroles, furent à nos yeux un reflet éclatant de la densité de chaleur humaine dont un chef peut imprégner sa chorale. Chacun s'y épanouit avec droiture, simplicité, goût de vivre, dans l'amour du beau, du vrai, de l'humain. C'est à ce degré de qualité et de richesse intérieure que se mesure la mystérieuse et admirable grandeur du vrai chef.

Belgique, mon amie, tu as une chance insoupçonnée, dans ton aspiration légitime et désirable à être toi-même: celle de pouvoir compter sur une poignée d'êtres forts, unis, intelligents et généreux.

Certes la société ne nous engage pas toujours dans les voies de rapports harmonieux et, face à ce courant d'ondes vivifiantes et pures peut s'affirmer, par désir inconsolable de prestige, une opposition délibérée à toute structure, aussi solide fut-elle.

Dans ton appétit de musique, puisses-tu prôner plus largement que jamais, avec ceux qui te guident, ton bonheur sain et joyeux né du chant choral A Cœur Joie. Puisses-tu demain rayonner mieux encore qu'aujourd'hui et répandre à gorges déployées cette épidémie polyphonique. Tels sont les bons offices qu'il nous importe de te transmettre, au terme d'un périple inoubliable.

Lucien Jean-Baptiste
in "Viens t'en" n° 8 - janvier 1965