C'était à
WOLUWE St-LAMBERT
(1975)
Dès les premières mesures, quelque chose se passe. On se sent envoûté, subjugué par six cents voix qui vous transportent ailleurs. Un courant vous traverse. Avec A Cœur Joie, on découvre toute la richesse, toute la beauté de la voix humaine, qui vous émeut au plus profond de votre être.
Ici la musique n'est pas un divertissement, un fond sonore ou encore un passe-temps; elle est l'expression d'un sentiment de joie de vivre qui se communique de l'un à l'autre. Même les musiciens professionnels de la R.T.B. ne purent y rester insensibles.
A Cœur Joie, c'est surtout des amateurs qui chantent non pour en vivre mais pour créer le beau. Il s'en dégage un accent de sincérité et d'authenticité. Les choristes d'A Cœur Joie ne cherchent pas la performance qui, si elle suscite l'admiration, laisse souvent le spectateur de glace.
Le chanteur d'A Cœur Joie peut accrocher sur une note: cela le rendra d'autant plus émouvant. A Cœur Joie porte bien son nom: il y a de la joie et du cœur, deux valeurs humaines qu'on a tendance à parfois mépriser. Moi je les ai retrouvées un dimanche 27 avril 1975 à Woluwe St-Lambert avec la complicité de Bach.
Du fond du cœur, je vous en remercie.
Didier de LANTSHEERE
Conseiller Adjoint à la
Commission Française de la Culturein "Viens t'en" - octobre 1975